La grâce n’est pas l’absence de douleur, mais ce qu’elle devient une fois traversée.
Les chaussons se dressent encore dans le mouvement de la danse. Autour d’eux, le verre brisé garde la trace des douleurs traversées. Plus haut, les bulles conservent la légèreté du spectacle, et les pointes usées racontent les heures de travail restées hors de la scène. J’ai pensé à la fatigue et aux sacrifices cachés derrière chaque geste devenu fluide. La grâce donne à l’effort une forme que le public peut recevoir. Cette œuvre rend hommage à tous les artistes dont on admire l’envol, bien loin du sol qu’ils ont dû traverser.