Plus la machine se rapproche de l’humain, plus l’humain doit se demander ce qui en lui ne peut être reproduit.
Ses yeux de métal restent ouverts, sans iris où accrocher le regard. Une douceur, presque une attente, traverse ce visage et trouble la frontière entre l’humain et la machine. En la peignant, je me suis demandé où commence vraiment l’humain. Dans un corps, une mémoire, la capacité d’aimer ou simplement dans ce trouble que l’autre fait naître en nous. Plus la machine apprend à nous ressembler, plus elle nous oblige à chercher la part qui échappe à toute programmation. Peut-être que notre humanité tient dans cet espace invisible qu’aucune mécanique ne sait nommer.