La patience a un visage, la persévérance une couronne.
Sur fond de braise et d’or, un crâne caprin fixe l’horizon sans ciller. Les cornes s’enroulent comme une trajectoire qui ne renonce jamais à revenir vers le sommet. Le vert domine, celui d’une matière minérale et vivante à la fois, il s’apaise dans les pans plus pâles du front et se réveille net dans l’orbite des yeux. Deux fleurs mauves posées entre les cornes tremblent doucement contre toute cette dureté. Je regarde cette tête tenir debout dans le feu du fond et je pense à ce qu’il faut de calme pour rester droit là où tout autour s’embrase. La couronne ne se pose jamais sur ceux qui courent.